Pierre Jourde
Pierre Jourde

Programme du Festival de lecture à Voix haute

Lectures par les Livreurs-lecteurs, par des étudiants de la Sorbonne et parfois par les auteurs.

   

Organisé par le Service Culturel des étudiants de l’université Paris IV-Sorbonne et les Livreurs-lecteurs,
en partenariat avec France Culture. Organisation : Yann Migoubert, Bernhard Engel

Programmation : Pierre Jourde

Au Réfectoire des Cordeliers, 15 rue de l’Ecole de Médecine, 75005, Paris entrée 5 euros, gratuit pour les étudiants

Jeudi 19 novembre 2009, 20h.30 : le roman aujourd’hui 
  Cette séance présente dix auteurs représentatifs du récit français contemporaine,  romans, contes détournés (Chevillard), ou oeuvres quasi expérimentales (Hary). Ces textes parus récemment, et souvent en 2009, proviennent d’auteurs ayant publié des premiers romans remarqués (Martinez, Jannin, Trümmel) ou d’écrivains confirmés, qui occupent une place importante dans la littérature d’aujourd’hui (Michon, Laclavetine, Lafon, Millet, Ndiaye).  
Pierre Michon, Les Onze
Richard Millet, La Confession négative (en présence de l’auteur)
Bernard Jannin, Une Vraie Boucherie (en présence de l’auteur)
Jean-Marie Laclavetine, Nous voilà (en présence de l’auteur)
Johann Trümmel, La Marge molle (en présence de l’auteur)
Eric Chevillard, Le Vaillant Petit tailleur (en présence de l’auteur)
Carole Martinez, Le Cœur cousu
Ludovic Hary, Sous la vitesse (lu par l’auteur)
Marie-Hélène Lafon,  L’Annonce (en présence de l’auteur)
Marie Ndiaye, Trois femmes puissantes
Vendredi 20 novembre 2009, 20h.30 : pamphlets
  L’époque contemporaine a perdu le goût du pamphlet. Le genre est  pourtant moins risqué qu’autrefois, mais aujourd’hui le mot d’ordre est au respect : respect des religions, des écrivains, des artistes, des enfants, des différences, de tout. Tout le monde est gentil. D’où une littérature au goût bien souvent pasteurisé. Naguère, les écrivains tapaient dur, sur leur époque, sur les politiques ou sur leurs collègues. Les diatribes ou les moqueries de Léon Bloy, de Gourmont, Muray, Darien ou Hugo ne nous renseignent pas seulement sur les enjeux et les conflits d’une époque. Ils réjouissent par leur virulence, leur énergie, leur inventivité verbale dans la démolition.  
Victor Hugo, Napoléon le petit
Georges Darien, La Belle France
Léon Daudet, Fantômes et vivants
Céline, A l’agité du bocal
Guy Hocquenghem, Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary
Philippe Muray, Le Sourire à visage humain
Remy de Gourmont, Le Joujou patriotisme
Léon Bloy, Je m’accuse et Belluaires et porchers
Pierre Dac, Bagatelle sur un tombeau
Julien Gracq, La Littérature à l’estomac
Pierre Desproges, A mort le foot
Samedi 21 novembre 2009
  14h. – Le son de lecture – Table ronde
Des extraits sonores choisis parmi les livres audio publiés en France ou à l’étranger seront soumis à la critique d’un ensemble de professionnels. Ces personnalités se iendront face au public. Un modérateur (Yann Migoubert) présentera la question à débattre après l’écoute du passage sonore.
  19h – Le bal à la page : parodies  - Le bal commence par un cours de danse puis alterne des lectures et des moments de danse.   
 

Il y a bien des façons de s’amuser avec un texte. On peut en imiter le style pour lui rendre hommage (c’est le pastiche), on peut le caricaturer (c’est la parodie), on peut le transposer dans d’autres univers ou d’autres langues (c’est le travestissement). L’imitation, le détournement et le recyclage sont consubstantiels à la littérature. Ils permettent à un écrivain de s’exercer au maniement de l’outil littéraire, ils sont de la critique et de l’esthétique en action.

 
Claude Vidal, « La Mort du pou » (Alfred de Vigny)
Georges-Armand Masson, Monsieur Joseph (Simenon)
Burnier et Rambaud, « La tigresse de Pékin » (Gérard de Villiers)
Felicia Dessert, La première gorgée de sperme (Philippe Delerm)
Reboux et Muller, « Colos-le-nain » (Victor Hugo)
Patrick Rambaud, Mururoa mon amour (Marguerite Duras)
Pascal Fioretto, « Pourquoi moi ? » (Christine Angot) et « C’était rudement bath » (Jean d’Ormesson)
Helena Marienské, « Restriction du domaine » (Michel Houellebecq)
Dimanche 22 novembre - 10h.45 – Les textes que l’on aimerait écouter à la messe 
  A l’heure de la messe dominicale, on écoutera résonner ces variations autour du christianisme, orthodoxes ou déviants, scandaleux ou enthousiastes, mais toujours curieux, forts, émouvants, superbement écrits.  
Bossuet, Sermon sur la mort
Huysmans : Là-bas
Abbé Paul Kodjo : L’Ancien Testament en « petit nègre »
Alexandre Vialatte, « Accession de Dieu à la célébrité »
Claude Louis-Combet : Les Errances Druon (en présence de l’auteur)

Abbé Pierquin, Dissertation physico-théologique touchant la conception virginale de Jésus.
Alfred Jarry : « De la passion considérée comme course de côte ».
Pierre Devaux, Le livre des darons sacrés (La Bible en argot)
Valère Novarina, L’espace furieux (lu par l’auteur)

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